Forêt des Colettes

La forêt des Colettes, reconnue comme l’une des plus belles hêtraies d’Europe, est un lieu de détente privilégié et le refuge de nombreuses espèces végétales et animales. C’est aussi un lieu de nombreuses activités Nature : parcours VTT, pédestres et équestres, parcours de courses d’orientationparc accrobranchesorties Nature avec un guide.

Découvrir la forêt des Colettes

Par sa géologie, son altitude, la variété et la diversité de ses essences, elle offre aux promeneurs une découverte perpétuelle de la nature, dans un milieu encore sauvage : routes tortueuses, ravins, vallons, ruisseaux, la rivière la Bouble, découverte de minéraux rares, ramassage de champignons, ou flâneries vers le point culminant, la Bosse (729 m), qui par beau temps, permet de découvrir la chaîne des Puys, les monts de la Madeleine, le Puy de Dôme, la chaîne des Combrailles. Les champignons sont abondants et des cèpes peuvent être trouvés tard en saison.

La forêt des Colettes a le privilège de compter d’anciens lavoirs, entretenus par l’Association pour la Sauvegarde du Patrimoine de la commune de Coutansouze. Leur découverte témoigne d’une ancienne activité au plus profond des bois.

Au carrefour de La Bosse se situe  Wolframines, un espace muséographique avec scénovision qui retrace le passé minier de ce massif. Une collection de minéraux est aussi exposée. Le musée propose des ateliers découverte en carrière et en rivière.

Randonnée : La forêt est traversée par un sentier de grande randonnée (le GR 463), le GR Pays en Val de Sioule, et par d’autres parcours parfaitement balisés.

En lisière du bois se situe le village de vacances du Vert Plateau remarquablement équipé d’où partent des randonnées pédestres, VTT et équestres ainsi que des parcours d’orientation et un sentier découverte en forêt.

La voie ferrée Montluçon/Clermont-Ferrand traverse la forêt en empruntant d’imposants et spectaculaires viaducs dont celui de la Perrière long de 125 m et haut de 34 m sur la commune de Coutansouze.

Géographie

Elle couvre 2053 ha, répartis en trois massifs : Le massif principal avec 1663 ha boisés, Bois Mal 235 ha et le Boulard 142 ha. Elle est située à 25 km au sud-est de Commentry et à 40 km au nord-ouest de Vichy, sur les communes de Coutansouze, Bellenaves, Louroux de Bouble, Lalizolle, Echassières et Chirat L’Eglise.

La gestion est confiée à l’Office National des Forêts.

Histoire

La forêt des Colettes est très ancienne ; on retrouve un titre de vente en 1245. Elle tombe dans le domaine forestier de l’Etat après la confiscation des biens de Charles III, connétable et duc de Bourbon en 1527.

Ces lieux étaient fréquentés par des contrebandiers qui pratiquaient un commerce illicite de sel, la forêt se trouvant entre l’Auvergne, pays où le sel n’était pas taxé et le Bourbonnais, pays de grande gabelle.

C’est avec Colbert que débutera la gestion des forêts en futaies (semis ou plantation) pour satisfaire les besoins en grosses pièces de bois nécessaires à la marine.

Une loi de 1855 accorda au Baron de Veauce un permis d’extraction du kaolin utilisé notamment dans la fabrication de la porcelaine. L’exploitation de ce minéral nécessitera l’ouverture d’une quinzaine de carrières. Seul le site de Beauvoir est encore en activité. En bordure de la forêt le granit issu d’une minéralisation profonde permit l’extraction du minerai de tungstène (le wolfram) de 1915 à 1962, employant jusqu’à 300 personnes.

Aménagement et peuplement de la forêt

Le peuplement forestier est actuellement composé de chênes à 45%, de hêtres à 33%, de Douglas à 10%, de pins Laricio à 5% et autres résineux et divers feuillus. Les peuplements sont traités en futaies régulières sur 1800 ha (arbres du même âge) et en futaies irrégulières sur 200 ha. Un îlot de vieillissement de 10,4 ha et un îlot de sénescence de 14,5 ha font l’objet d’une gestion particulière en faveur de la biodiversité.

Environ 18 ha ne sont pas boisés (anciennes carrières, aires de stockage, parkings).

La diversification des facteurs écologiques (altitude de 340 à 729 mètres, typicité du sol) explique la présence de peuplements très variés.

– la chênaie : se rencontre de 340 à 500 m, le chêne rouvre est d’excellente qualité, il est souvent accompagné de quelques hêtres.

– la chênaie-hêtraie : ce mélange se rencontre vers 500 m et la proportion de hêtres augmente avec l’altitude.

– la hêtraie : les peuplements sont mélangés en faible proportion de 530 à 560 m puis les hêtres s’imposent avec l’altitude, ils constituent des futaies cathédrales de toute beauté qui ont fait la renommée de la forêt.

– Les résineux : même s’ils entrecoupent aussi bien la hêtraie que la chênaie, l’essentiel des résineux boise le sommet du massif sur des surfaces plantées à la fin des concessions minières.

La Rosalie des Alpes peuple les hêtres

La faune et la flore

 Chevreuils, sangliers, renards et lièvres se partagent une grande partie du territoire. On y trouve aussi le discret chat sauvage et le loir gris qui adore les faînes.

Les oiseaux y sont bien représentés également : chez les rapaces, on peut voir entre autres buses, la bondrée apivore, l’autour des palombes, le rare aigle botté, mais aussi la chouette hulotte et la chevêche, sans oublier le grand duc. Pour les autres espèces, la tourterelle des bois, le bec croisé des sapins, le grand corbeau, l’engoulevent, six sortes de pics et la reine des lieux, la bécasse des bois, font partie de la longue liste des oiseaux que l’on peut trouver aux Colettes.

En 2019 est venu nicher discrètement un couple de cigognes noires qui a fait trois petits. Depuis, le couple revient chaque année pour le plus grand plaisir des amoureux de la forêt.

 

Le crapaud sonneur à ventre jaune

Le cerf n’est pas sédentaire et pourtant le massif ne demande qu’à accueillir une population.

Dans les petits ruisseaux, on dénombre quelques truites et même la très rare écrevisse à pattes blanches. Le promeneur averti pourra apercevoir la loutre d’Europe.

Les batraciens comptent deux espèces intéressantes, le crapaud sonneur à ventre jaune et le triton crêté.

Enfin, la forêt abrite au cœur de sa hêtraie un coléoptère remarquable, la Rosalie des Alpes (Rosalia Alpina). Ce longicorne de couleur gris, bleu et noir, d’une longueur de 20 à 40 mm, apprécie particulièrement les vieux hêtres pour y pondre, se développer, se nourrir et s’y cacher. Très localisée dans certaines parcelles, c’est une espèce rare qui n’est connue actuellement que dans 3 sites en Auvergne. Il est donc de notre devoir de la protéger ainsi que ses arbres hôtes, car c’est une richesse écologique exceptionnelle pour notre forêt.

La chasse est pratiquée par 3 sociétés différentes qui se répartissent les jours de la semaine, sauf le dimanche, et ce de mi-septembre à fin février.

La pêche et la baignade sont interdites dans les étangs.

Natura 2000 

Une partie de la forêt (762 ha) est classée Natura 2000, directive européenne qui vise à recenser et protéger des milieux fragiles et particuliers. Le site Natura 2000 est divisé en deux zones : la première est une zone boisée, la hêtraie acidiphile à houx ; et la deuxième est une ancienne carrière de kaolin qui a vu se développer un biotope et des espèces très particulières, grâce notamment à la formation de zones humides.

On y trouvera la Droséra à feuilles rondes et le Lycopode en massue qui sont des espèces à protéger.

Les associations de la forêt 

« Les Amis de la Forêt des Colettes »

Cette association a pour objectif :

  • de veiller à la sauvegarde du patrimoine naturel et forestier du Massif des Colettes, en axant en priorité son action sur le patrimoine exceptionnel que constitue la futaie de hêtres du massif, reconnue comme étant l’une des plus belles d’Europe. Le maintien de cette futaie est un objectif prioritaire de l’association.
  • de promouvoir l’ensemble du Massif des Colettes, et en particulier la futaie de hêtres, auprès de tous les publics. Ce massif constitue une opportunité de développement économique pour les territoires concernés. Ce développement doit se réaliser dans le souci de l’intérêt général et de la préservation des milieux naturels, en lien avec l’exploitation durable de la ressource en bois, le tourisme vert, les sports de nature, la culture et l’histoire, la découverte de la nature, la chasse et la pêche.

L’association organise chaque année une randonnée au départ de la commune de Lalizolle au lieu-dit Boënat. Elle est programmée le jeudi de l’Ascension.

Ils mettent en place régulièrement des opérations “forêt propre”, qui permettent de nettoyer la forêt, mais également des sorties à thème. Au travers de contacts réguliers avec l’ONF, ils veillent au bon respect des pratiques forestières et à la sauvegarde de la forêt des Colettes.

Nouveaux adhérents bienvenus ! (contact @ foretdescolettes.fr)

« Randonnée des Colettes »

Avec une trentaine de bénévoles, cette association organise le 1er dimanche de mars depuis près d’un demi-siècle plusieurs parcours de randonnée en forêt qui vont de 5 à 38 km. Depuis quelques années s’est ajouté un parcours VTT de 45 km, très apprécié des plus sportifs qui n’hésitent pas à venir des départements voisins pour participer. Plusieurs points de ravitaillement sur les parcours rythment la rando. La plupart des parcours passent par le petit village Veauce où l’on peut en profiter pour visiter l’une des plus belles églises romanes du département (11e  siècle) et avoir une vue magnifique sur le célèbre château. Au retour de votre randonnée, le Père Michel, fidèle bénévole de l’association, vous offrira un bol de sa bonne soupe.

Certaines parcelles de la forêt étant privées, il appartient à chacun de respecter les propriétés, ainsi que la réglementation en vigueur dans la forêt domaniale.

Randonnée en forêt des Colettes

« Préservons la forêt des Colettes »

Créée en 2018, cette association lutte pour préserver la forêt de tout type de menace qui nuirait à son essence et à sa biodiversité, telle que la menace de l’industrialisation du site (projet de parc éolien, surexploitation).

"N’en déplaise aux écrivains et artistes bourbonnais, Tronçais est une forêt mondaine, un parc trop richement entretenu. Mes préférences vont à une autre sylve plus rustique, la forêt des Colettes où les hêtres croissent sur un sol accidenté et où, tout à coup, au lieu d’une banale clairière, s’ouvre devant vous l’étonnante vision des carrières de kaolin. Il en est d’abandonnées et l’eau de pluie s’y répand en étangs. A travers sa transparence jouent les blancs, les verts et les roses, car les kaolins des Colettes ont ces trois teintes. D’autres, découpées selon d’étranges géométries, évoquent les temples les plus irréels. ”

Maurice Constantin WEYER, auteur Bourbonnais

Merci de respecter la propreté et la quiétude de ce site privilégié.

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